Un désastre démocratique, écologique et sanitaire en pilote automatique

22/10/2022 / Comments (1)

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J’ai le sentiment que notre société, et nos dirigeants n’ont rien appris de Notre-Dame des Landes. J’ai le sentiment que la quête de croissance, de performance, de rentabilité, le besoin absolu de consommer carboné et l’urgence d’aménager sont restés pilotes sur le projet de Nantes-Atlantique.

Anne-Carole Poirier

Mémoire rédigé par Anne Carole Poirier, étudiante en urbanisme, qui a consacré un mémoire sur le sujet dans le cadre de son master 1 de science politique, puis a poursuivi ses recherches en autonomie pendant son master d’urbanisme. Coceta a accompagné ce travail, tout en respectant son point de vue. Elle donne un éclairage intéressant sur l’histoire du dossier en y apportant des éléments nouveaux provenant de ses entretiens avec des acteurs clés du projet (Nicolas Hulot, le précédent directeur du projet Yoann La Corte, …).

Nous vous invitons à télécharger le résumé du mémoire ainsi que le mémoire lui-même en utilisant les liens suivant:

One Response to :
Un désastre démocratique, écologique et sanitaire en pilote automatique

  1. ARNOULD dit :

    Le mémoire de Mme Poirier propose un examen large et « paisible » des éléments de réaménagement de cet aéroport, mais par ailleurs, et compte tenu de son âge c’est compréhensible, elle affirme que l’abandon de NDDL est une victoire écologique, ce qui est une affirmation très contestable :
    Le maintien de Nantes Atlantique, au lieu de le déplacer à NDDL, est une décision exclusivement politique pour maintenir N Hulot au gouvernement, et ce, au mépris du résultat du référendum local .
    Certes on a empêché quelques hectares d’être bétonnés à NDDL, mais l’équivalent de ces zones bétonnées sera maintenu voire augmenté à Nantes-Atlantique, et empêchera de récupérer des terrains à Nantes-Atlantique pour des cultures et/ou des habitations (interdites dans la zone C du PGS actuel) et entreprises qui s’implanteront (et bétonneront) plus loin de Nantes, avec une augmentation des transports routiers . J’ajouterais que le futur aéroport de NDDL avait été étudié dans un souci permanent d’économie d’énergie et d’environnement (sonore et respectueux des diversités animales et végétales), ce qui ne pourra évidemment pas être le cas d’un réaménagement de l’aéroport actuel, sauf à le raser complètement ce qui n’est pas envisageable pour des raisons évidentes de continuité .
    Mme Poirier n’a évidemment pas participé, comme je l’ai fait, à toutes les longues (plus de 15 ans) opérations préalables à NDDL concertations avec les communes voisines, les autorités locales et régionales, le respect des normes environnementales, etc. et surtout le rejet de tous les recours par les autorités compétentes .
    Elle a par ailleurs une vue plutôt méfiante vis à vis des méthodes de calcul du PEB et PGS . Certes, il y a toujours une certaine imprécision dans ces types de documents (établis grâce à un logiciel partir d’un échantillon représentatif des trajectoires, des types d’avions, de leur fréquence, etc.), mais, d’une part, c’est une méthode appliquée un peu partout dans le monde (le logiciel est américain), et d’autre part, émettre des doutes sur l’honnêteté des acteurs de la DGAC (dont j’étais) qui n’ont aucun intérêt personnel à pousser dans un sens ou dans l’autre les résultats, est plutôt insultant . J’ajouterais que contrairement à ce qu’elle évoque : plus on multiplie les trajectoires (2 trajectoires prévues au lieu d’une, pour les atterrissages face au Sud), à trafic global égal, on diminue les nuisances sonores sous chaque trajectoire .
    Sur un plan général, on se demandera si, freiner le développement de Nantes-Atlantique pour les gros porteurs, notamment ceux qui traversent l’Atlantique, est plus écologique, pour les voyageurs du Grand Ouest, que d’aller à Paris, Londres, Bruxelles ou Londres (le plus souvent en avion) pour aller prendre ces gros porteurs transatlantiques .
    Enfin, le transport aérien, comme les autres types de transports, pose de gros problèmes écologiques, mais il n’est pas dans le rôle de la DGAC, et plus largement du ministère des transports, de « freiner » artificiellement le transport aérien qui répond à une demande des citoyens (tourisme) et de l’économie, notamment régionale (Airbus entre autres) . On ne comprendrait pas, par exemple, que le ministère de l’industrie cherche à réduire l’industrie (et les emplois) en France .
    Cordialement

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