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Le silence assourdissant de nos institutions

Le silence assourdissant de nos institutions

Il faut rappeler qu’une horde de marginaux, sous couvert « d’expérimentation sociale » squatte toujours le terrain public de Notre-Dame-des-Landes. Même si certains ont signé des baux d’exploitations individuelles, le plus grand nombre continue d’exploiter illégalement les terres. Et personne ne dit rien. Même si, à chaque manifestation, ils « s’expriment » en commettant des exactions (ils se nomment eux-mêmes « collectif de lutte »), certains journalistes trouvent naturel de faire leur promotion dans les journaux. Et personne ne dit rien. Tout comme la publicité de rassemblements interdits créant un bidonville l’été (1000 personnes) faits d’individus luttant pour « l’avion-bashing » mais manifestant pour avoir l’autorisation de voyager en avion !  Et personne ne dit rien. Des constructions sans permis de construire, une éolienne sans autorisation, une école illégale, et encore des journalistes qui trouvent que ce sont des « alternatives riches et variées ». Et personne ne dit rien. Pourtant, le grand Albert Einstein avait prévenu : « Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».

Maîtrisons le futur

Maîtrisons le futur

De nombreux progrès techniques réduisant, entre autres, la consommation des avions ont été réalisés par l’industrie aéronautique, c’est indiscutable. En premier lieu les moteurs, turboréacteurs et turbopropulseurs. Mais au fait, quelle est la différence ? Un turboréacteur, lui, fournit une poussée selon la loi élémentaire qui montre que toute action correspond à une réaction égale et de direction opposée. Bref, un turboréacteur « crache » du kérosène brûlé et de l’air brûlant. C’est ce qu’on appelle une combustion externe. Pas de pot d’échappement qui permettrait de filtrer et de nettoyer les rejets polluants. Alors qu’un turbopropulseur, lui, fournit de l’énergie qui sert par exemple à faire tourner une hélice avec une consommation de 30 à 40% inférieure. Mais les progrès ont un revers, la consommation étant « LE » déterminant essentiel du coût d’un vol, sa diminution contribue à abaisser les prix du transport aérien, et au final participe au développement du trafic. Alors merci le progrès, permettant à un plus grand nombre de découvrir le monde, mais attention à ne pas mettre en péril les populations survolées. Il y a suffisamment de zones non urbanisées pour permettre le développement de l’aviation sans interférer gravement avec la santé des habitants.

L’État dans le flou

L’État dans le flou

C’était promis, juré : « L’État s’engage pour une meilleure transparence et pour une gouvernance ouverte », pouvait-on lire le 28 octobre 2019, en gras, dans le dossier de presse présentant le projet de réaménagement de Nantes-Atlantique. Cette « gouvernance » devait trouver sa traduction dans la « comitologie » mise en place par la préfecture de Loire-Atlantique : comité de suivi des engagements, comité de pilotage stratégique, groupe contact, commission consultative environnement (CCE) et commission consultative d’aides aux riverains (CCAR), entre autres. Sauf que… Sauf que « le comité de pilotage stratégique ne s’est jamais réuni, le comité de suivi des engagements ne s’est réuni qu’une fois. Des réunions annulées, des documents manquants, une procédure flottante, un sous-préfet disparu… La « gouvernance ouverte » promise par l’État en 2019 sur le réaménagement de Nantes-Atlantique s’est muée en un dialogue de sourds. Actuellement, sur les restrictions de vols entre minuit et 6 heures, une enquête publique est ouverte jusqu’au 29 juillet. A l’automne, une autre enquête publique démarrera sur la trajectoire de vol des avions avec le ré-axage, prévu début 2022. Bref on noie le poisson avec une multitude d’enquêtes publiques « L’État nous maintient dans le flou, mais sait-il lui-même où il va ? ».

Médiacités Nantes – Nantes-Atlantique : grand flou et ras-le-bol des élus

Etat des lieux

Etat des lieux

En 2019, le nombre de mouvements d’avions sur l’aéroport de Nantes-Atlantique a atteint 63.207. On note une forte saisonnalité entre l’hiver, 35% de mouvements, et l’été 65%. Ce sont, dans l’ordre, les mois de juin, juillet et septembre qui connaissent le plus fort trafic, les lundis, jeudis et vendredis. Soit 11 à 15 mouvements par heure juste les mois où l’on peut profiter de l’extérieur, (en pic, un avion toutes les 3 mn), et aujourd’hui le réaménagement prévoit de doubler les vols ? Voilà, le monde d’aujourd’hui, mais demain ? Quelle évolution doit-on envisager ? À quoi ressemblera le transport aérien à l’horizon 2040/50 ? Ce qui est sûr, c’est que l’aéroport du futur sera aussi connecté que ses passagers. L’émergence de la biométrie, du mobile et de la génération de passagers « digital native » seront opérés au sein des aéroports. À l’heure du coronavirus, l’aéroport de demain sera sans contact, le « smart aéroport ». Nous sommes, nous, collectivement quelles que soient nos différences d’âge la dernière génération ayant connu le monde d’avant internet. Nos enfants ne vivront et ne se déplaceront que dans un monde totalement numérisé. Nous sommes la dernière génération, dans l’histoire du monde, qui pourra changer les choses, une responsabilité fondamentale. Alors, inutile de vouloir faire du neuf avec du vieux, c’est à nous et surtout à nos élus, de prévoir un aéroport connecté, écologique, accessible, en un mot moderne et en dehors de toutes agglomérations.

Consultation publique du couvre-feu

Consultation publique du couvre-feu

Merci à tous les Nantais et riverains qui ont participé à la consultation publique pour le PPBE. Le compteur du Ministère de Transports annonçait, au 19/6/2021, 320 contributions. Concernant les vols de nuit, la nouvelle consultation se terminera le 29 juillet. Alors à vos plumes car la ficelle est un peu trop grosse. A Nantes-Atlantique l’arrêté prévoit qu’aucun vol commercial ne peut atterrir ou décoller entre 0 heure et 6 heures. Concrètement vous avez le droit de ne dormir que 6 heures. Entre 21 heures et 23h30, les mouvements sont maintenus « pour ceux qui ont été retardés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». De même entre 6h30 et 9 heures, sont autorisés « ceux qui ont été anticipés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». Mais les arrêtés ne précisent pas qui jugera du bien-fondé « des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». Ces « dispositions spécifiques » vont clairement transformer ces couvre-feux en une simple période de trafic réduit. Nous savons que le non-respect des créneaux horaires est chronique. Il suffit d’un seul avion la nuit pour réveiller des dizaines de milliers de personnes. Les populations survolées attendent des couvre feux stricts afin d’arriver à terme à 8 heures consécutives de sommeil comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé. En attendant bien sûr, que l’aéroport déménage.

Soyons clairs

Soyons clairs

A l’heure où chacun s’accorde sur la nécessité de réduire les nuisances sonores et la pollution, néfastes pour la santé, voilà que l’Etat propose cette idée « géniale » de créer un couloir aérien à basse altitude en plein centre-ville de Nantes, impactant des dizaines de milliers de personnes supplémentaires. On croit rêver devant tant d’incohérence et d’incompétence.

Nantes Atlantique ne peut pas être adapté aux flux envisagés par l’Etat et qui sont demandés au futur concessionnaire. Comment peut-on envisager de soumettre autant de populations à des nuisances sonores et polluantes de plus en plus nombreuses, et à un grave danger d’accidents sur une zone hyper urbanisée ? Seul un déménagement doit être étudié et mis en œuvre pour répondre aux besoins de toute la population du Grand Ouest. Que nos politiques aient le courage de faire respecter le choix des habitants et de prévoir un aéroport moderne, écologique, et digne du 21ème siècle. Messieurs, initiez immédiatement l’étude d’un nouvel emplacement.

NB : Extrait du texte qu’un Nantais a envoyé à la consultation publique pour le PPBE.

L’art de retourner sa veste.

L’art de retourner sa veste.

Quelle ironie que la consultation ait été hébergée sur le site du Ministère de la transition écologique, sous le nom de domaine « developpement-durable.gouv.fr ». Confier le suivi du dossier à Mme Wargon dont le titre est : « ministre déléguée représentante d’intérêts » est franchement un mépris envers la population de la sixième ville de France. Nous n’avons même pas droit au ministre chargé des transports. Ce gouvernement, après s’être opposé à la décision de transférer la plateforme aéroportuaire de Nantes-Atlantique, a demandé à ses services de la DGAC de se ridiculiser. En effet il lui a demandé de légitimer un réaménagement de Nantes-Atlantique à 15 millions de passagers, alors que ces mêmes services expliquaient jusqu’en 2016 la mise en danger des populations au-delà de 3,6 millions de passagers. Le tout justifié par le contexte particulier de l’orientation de la piste de Nantes-Atlantique dans une zone urbanisée ! Présenter un PPBE, non pas par souci de protection des populations, mais pour légitimer la décision du gouvernement actuel, est un rétropédalage insultant pour tout un chacun.

Décision et « indemnités exemplaires » de cynisme

Décision et « indemnités exemplaires » de cynisme

Nonobstant les annonces à grand renfort de médias, les soi-disantes « indemnités exemplaires » sont réduites à peau de chagrin. A peine une dizaine de dossiers répondent aux conditions restrictives de la sélection. Tant pis pour les survolés qui depuis plus de 20 ans supportent les atterrissages et les décollages tous azimuts qui perturbent l’ensemble de la banlieue Nantaise. Vouloir accueillir 15 millions de passagers est un crime contre les habitants ainsi que pour le lac de Grand lieu. Tout comme prétendre que baisser de 1 à 3 décibels (inaudibles) les nuisances sonores est carrément une imposture. La vie à Nantes est devenue insupportable, des embouteillages du périphérique aux accès à l’aéroport, accompagnés du bruit incessant des décollages/atterrissages. Sans oublier le prochain train diesel qui toutes les 10 minutes promet de remplacer le bus entre la gare et l’aéroport (toujours vide). Les riverains de la voie ferrée vont apprécier !
Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier l’horreur de cette décision qui envers et contre tout a cédé aux zadistes au détriment des concitoyens et de la justice de notre pays.

Les avions polluent plus en été

Les avions polluent plus en été

Pour le bruit, hormis le fait que nous sortons d’une période sans avions, lorsque le temps est au beau fixe et que la chaleur est importante, les molécules sont dilatées, moins lourdes, et donc l’air est moins porteur. Pour pouvoir décoller, les pilotes doivent pousser un peu plus les gazcar les avions montent moins vite, ce qui provoque davantage de bruit. De plus, en été, la présence fréquente de cumulo-nimbus oblige certains vols à faire des écarts de trajectoires car ils sont à l’origine de trous d’air et donc dangereux dans les phases de décollage et d’atterrissage. Voilà pour le bruit. Mais pour la pollution de l’air c’est un peu le même problème. Une combustion c’est un carburant et un comburant soit de l’air et du kérozène. Dans un même volume, quand l’air est chaud, il y a moins de molécules (plus grosses) que quand l’air est froid. Moins d’air, donc moins de kérozène, donc moins de puissance. Il faut alors augmenter les gaz pour pouvoir décoller et donc augmenter les rejets de gaz toxiques. Alors profitez bien de l’été entre chaque avion.

Derniers jours de consultation du PPBE.

Derniers jours de consultation du PPBE.

La fin de la consultation publique pour valider un Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement se termine dans quelques jours. Profitons-en pour refaire un peu l’historique. Un PPBE est normalement révisable tous les 5 ans pour les aérodromes dépassant les 50.000 mouvements. Nantes Atlantique a dépassé ce chiffre avec 50.615 mouvements le 18 janvier 2016, ce qui aurait dû entrainer immédiatement la création d’un PPBE. Or ce n’est que le 24 avril 2018, soit 2 ans après, que N.A. apparait sur la liste des sites nécessitant un nouveau PPBE. Il faudra encore attendre 2 ans, juillet 2019, pour que l’État français, rappelé à l’ordre par l’union européenne, promette un PPBE pour 2020. Mais ce n’est qu’en 2021 le 29 avril, soit encore 1 an après, qu’a été lancée la consultation publique concernant ce nouveau PPBE. Inutile de faire l’addition des années pendant lesquelles la surface polluée, dont la nuisance est reconnue par tous les organismes internationaux, est restée ignorée sans qu’aucune décision ne soit prise. Nous constatons une volonté délibérée de retarder l’échéance et de ne pas vouloir prendre en compte l’évolution exponentielle des nuisances. La DGAC, en utilisant des chiffres qui ne représentent pas du tout le niveau de nuisances à venir, nous propose un projet totalement inacceptable. Nous ne donnerons pas raison à des gens qui ont le tort de croire qu’ils ont raison, et il faut le dire. Nous avons jusqu’au mardi 29 juin pour le faire. Alors exprimez-vous sur le site du gouvernement. PPBE et Consultation publique