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Auteur : D. CODREANU

Nouveau délit de l’aéroport : l’Écocide

Nouveau délit de l’aéroport : l’Écocide

Sémantiquement, le mot est constitué de « eco » une racine grecque qui signifie la maison et d’une racine latine, caedere, tuer ? donc : « tuer la maison », mais en fait il signifie : délit de pollution, et sa définition est : « … un endommagement étendu ou une destruction qui aurait pour effet d’altérer de façon grave et durable des communaux globaux ou des systèmes écologiques dont dépend de fait l’humanité et ce dans le respect des limites planétaires connues. » Ouf ! Beaucoup de questions se posent.

Le ministre de l’Écologie (B. Pompili) et son garde des Sceaux (E. Dupont-Moretti) ont créé deux délits correspondants : un délit général de pollution, assorti d’amendes allant jusqu’à plus de 4 millions d’€, plus des peines d’emprisonnement, et un délit de mise en danger de l’environnement. Moins pénalisé, il pourrait s’appliquer, même si aucune pollution n’a été constatée ! Il « suffira » donc de bien définir ce qu’est la mise en danger de l’environnement… Car alors rouler dans un SUV, se chauffer à plus de 19 degrés, etc… seront-ils passibles d’amendes ? Exploiter un aéroport qui impacte une centaine de milliers d’habitants sur l’agglomération Nantaise serait un délit général de pollution ou un délit de mise en danger de l’environnement ?

Contrepoints : Ecocide : un outil supplémentaire dans la boite à fantasmes écolo

L’ANSES parle du bruit

L’ANSES parle du bruit

L’ANSES, Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail, divulgue une synthèse des connaissances publiées depuis 2012 sur les effets du bruit. Elle confirme le rôle du bruit aérien dans la survenue d’effets cardiovasculaires pour lesquels la causalité est clairement démontrée. Deux études ont recensé la relation entre exposition au bruit des transports et risque de cancer du sein (Hegewald et 2017 et Kvandova). Réalisées sur un panel de 471.596 femmes de plus de 40 ans résidant autour de l’aéroport de Francfort entre 2005 et 2010, elles recensent 6.643 cas de tumeurs au récepteur des œstrogènes négatif. Les auteurs avertissent que de nombreux facteurs de confusion n’ont pu être pris en considération dans ces travaux. Concernant l’altération du sommeil, au-delà d’avoir un effet néfaste sur la santé, il joue un rôle central dans la survenue d’autres conséquences délétères bien documentées par ailleurs. Comme la santé mentale, le bien-être, la qualité de vie, les effets cancérigènes, les démences, les effets sur la reproduction, sur la cognition, les effets métaboliques de type obésité et diabète, ou encore les effets sur le système respiratoire.

Mais alors comment expliquer que rien n’est fait pour éviter tous ces problèmes en conservant des aéroports urbains ? https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2020SA0053Ra.pdf

La conjonction de l’ILS et du réaxage

La conjonction de l’ILS et du réaxage

L’ILS ou « Instrument Landing Système » est un système dont nous avons déjà parlé dans ces lignes. Il sert d’aide à l’atterrissage et est utilisé sur tous les aéroports du monde. Pour rappel, ce système permet aux avions de se poser en toute sécurité par (presque) tous les temps grâce à deux antennes disposées sur l’aéroport et qui permettent un radio-alignement. Ce sont ces antennes qui devraient être installées le premier trimestre 2021 à NA au Nord (elles existent déjà au Sud). Tout au long de la phase d’approche les avions sont pris en charge par les contrôleurs aériens qui alignent les avions les uns derrière les autres dans l’axe de la piste en vue de l’atterrissage avec l’ILS.  C’est là que l’annulation de la dérogation (début 2022) de trajectoire, accordé en attendant la construction de NDDL et qui estimait que le survol de l’agglomération était dangereux ! ! va interférer. En effet la trajectoire « normale » (donc la descente) va suivre une droite rectiligne entre la tour de bretagne et la piste, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les avions atterrissant par le Nord vont donc tous passer dans un couloir étroit, au-dessus du centre-ville. La seule ville en Europe dans ce cas. ILS et réaxage de la trajectoire ajoutent un danger supplémentaire sur l’agglomération Nantaise. Le réaménagement parle de déménager la Neustrie et le centre des Couëts, mais alors devra-t-on aussi bientôt déménager Nantes ?

Comment répondre aux exigences de la neutralité Carbonne ?

Comment répondre aux exigences de la neutralité Carbonne ?

Dans une décision inédite rendue jeudi 19 novembre, le Conseil d’Etat donne trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée ». La France s’est engagée à diminuer ses émissions polluantes de 40 % par rapport aux niveaux de 1990 et à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Mais rien ne bouge et le Conseil d’Etat a donné ce délai à l’exécutif pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée ». Eh bien ici, dans le Grand Ouest, nous avons une partie de la solution. Un nouvel aéroport. Un aéroport vert qui respecterait l’empreinte écologique et correspondrait enfin aux exigences de la réduction de la pollution.

Pourquoi ne pas s’inspirer des techniques utilisées pour l’aéroport Seymour à Baltra aux Galapagos ? Construit, au milieu d’un environnement inhabité, avec le bois et la pierre récupérés de l’ancien aéroport, soit 80% des matériaux réutilisés. Un aéroport entièrement durable et selon les plans d’une architecture bioclimatique. Une bâtisse de 6 000 mètres carrés alimentée par de nombreux panneaux solaires qui recouvrent le toit ainsi que de quelques éoliennes. Grâce aux nombreuses ouvertures, l’aéroport utilise surtout la lumière naturelle. L’aéroport écologique ne fonctionne que la journée pour éviter la consommation excessive d’énergie. Alors qu’attendons-nous pour imiter les îles Galapagos ?

Le TGV déraille

Le TGV déraille

La perte financière de la SNCF pour 2020 sera de l’ordre de 5 milliards €. Quelques économies ont été réalisées avec moins de trains qui roulent soit 1.8 M €. L’état, seul actionnaire de la SNCF, a injecté 4.7 M € mais c’est surtout pour la rénovation des voies déjà engagée et qu’il faut absolument poursuivre, affaire de sécurité. Le TGV représente les pertes les plus lourdes, 30% de trains en circulation remplis à 30 % de voyageurs. L’équation financière est impossible. Nous ne parlons pas ici des trains régionaux financés uniquement par les régions. Le TGV au départ a été conçu, pensé, imaginé, pour un marché de « mass market » hors aujourd’hui le TGV est un marché de niche, soit moins de volume, moins de revenus. Avant la crise, l’offre était de 30% alors que la croissance de la demande n’était que de 10%. De plus, 80% des dessertes de TGV sont structurellement déficitaires. Avec la COVID, il y a moins de clients, et avec la mise à jour du télétravail, moins de voyageurs « affaires » qui sont la haute contribution comme dans toutes les activités de services exactement comme pour l’aviation. Il en est de même pour les hôtels, ce sont bien les occupants des suites qui financent les chambres « access ». Dans un train, c’est la même chose avec les premières classes. Le deuxième problème est que les billets sont échangeables et remboursables, et ce sont 12% des voyageurs prévus qui ne se présentent pas ; une perte financière non négligeable. Comment sortir de la crise ? il faut faire revenir les clients, et pour faire revenir les clients, il faudra beaucoup baisser les prix. Faire du low-cost ? Ou alors suivre ceux qui ont privatisé le train, avec d’excellents résultats, comme l’Allemagne, l’Italie, le Japon, … ou l’Angleterre qui a augmenté sa fréquentation de 62% avec 60% d’effectifs en moins et 32% d’accidents mortels en moins par rapport à la SNCF. Mais la SNCF et surtout ses syndicats refusent catégoriquement l’ouverture à la concurrence. Statut des cheminots oblige ?

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/11/18/transport-le-modele-tgv-mis-a-rude-epreuve-par-l-epidemie-de-covid-19_6060126_3234.html

N’en déplaise aux « Dieselgates » et autres « fake news »

N’en déplaise aux « Dieselgates » et autres « fake news »

Selon les révélations du nouveau rapport sur l’état de l’environnement du ministère de la transition écologique, les émissions polluantes ne proviennent pas que des transports. La preuve ? Au printemps dernier, alors même que la majorité de la population était confinée et que le trafic routier et aérien étaient réduit comme peau de chagrin, la France a connu des pics de pollution. Incroyable ! En cause, et c’est le ministère qui le dit ! l’épandage agricole massif source importante de particules fines, mais également de fumées liées au chauffage domestique et …. au vent qui a apporté des particules émises par nos voisins ? Bref, la France ne fait pas figure de bon élève au niveau européen, à cause de facteurs combinés. Il est vrai que, concernant les transports, le parc de vieux véhicules diesels (sans filtre à particules) est important dans notre pays en raison de décennies d’incitations fiscales, ainsi que le trafic aérien qui lui est en constante augmentation (sauf en ce moment). Nous sommes un pays agricole qui glisse vers un usage de méthodes intensives et donc polluantes. Mais nous ne sommes pas les seuls, la quasi-totalité des pays de l’Union européenne dépassent régulièrement les recommandations européennes, que ce soit sur le dioxyde d’azote ou les particules fines. Ce qui, évidemment, ne nous exonère en rien.

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/nouveau-rapport-sur-letat-lenvironnement

Des Particules Ultra Fines (PUF) à Nantes-Atlantique ?

Des Particules Ultra Fines (PUF) à Nantes-Atlantique ?

A la demande des riverains de Nantes-Atlantique et des associations de soutien, comme le COCETA, la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) va lancer une mesure des PUF à NA. Campagne étalée sur 2 ans et ponctuée de rapports intermédiaires publiés tous les six mois. Comme nous l’avons déjà indiqué, ces PUF sont dangereusement petites (10-20 nm) contrairement aux PUF automobiles (10-300 nm) qui, elles, sont traitées par des catalyseurs et des filtres à particules. Traitement qui est impossible sur les avions, car ils fonctionnent en combustion externe. A cela, s’ajoute aussi l’abrasion des pneus qui sont des émetteurs de PUF au décollage et surtout à l’atterrissage. Les risques sur la santé des PUF sont avérés et ont été maintes fois soulignés par différentes analyses. Alors restons vigilants mais ne gâchons pas notre plaisir car mesurer les PUF, c’est une première dans la région. Elle sera réalisée par Air Pays de la Loire. Un doute plane quand même, car c’est ce même organisme qui, jusqu’à maintenant, annonçait que l’air était très bon aux alentours de l’aéroport, malgré les plaintes de riverains qui constatent odeurs et retombées de suie. De plus, on a vu les résultats de l’installation de mesure de bruit avec MAESTRO : aucun suivi statistique mensuel, ni annuel. Alors, comme dit le proverbe « Chat échaudé craint l’eau froide » !

Silence, profitez !

Silence, profitez !

J’entends à gauche, à droite : Alors vous êtes contents, il n’y a plus d’avions ! Comme si on y était pour quelque chose. Mais attention, les adhérents du Coceta ne sont pas contre les avions. Nous sommes contre un aéroport en milieu urbain, ce n’est pas du tout la même chose. Alors oui, il n’y a presque plus d’avions, et désolé, on en profite, même si l’on sait que cela ne va pas durer. Le philosophe disait, « vivre pleinement le présent, c’est se sentir vivant ». Dans notre société, où on est sans cesse agressés par notre environnement, tendus vers ce que l’on voudrait et où on ne s’émerveille plus de ce que l’on a, il faut savoir « apprécier l’instant ». Evidemment, pour les confinés, même s’il ne fait pas 30° et si on ne mange pas sous le store banne, on en profite quand même. Ouvrir grand les fenêtres (Covid oblige), et apprécier le bonheur de ce quasi silence, c’est du savoir vivre. Et la nuit, on récupère enfin. Alors, profitez !

Un constructeur Français d’avion électrique

Un constructeur Français d’avion électrique

Les « Cassio » sont petits, 4 à 10 passagers, propres et silencieux. Le mode de propulsion est hybride électrique utilisant soit des biocarburants, soit une pile à combustible. Ils peuvent voler à 370 km/h avec un rayon d’action de 1300 km. Au plan commercial, ces petits avions visent la desserte régionale mise à mal par les abandons de liaisons ferroviaires. Un formidable levier de désenclavement qui tombe à pic au moment où on n’a jamais autant parlé d’aménagement du territoire. « Casio » vient déjà de recevoir une commande de 50 avions de la compagnie américaine Kinnect Air qui commercialise des vols à la demande sur smartphone. Tous les voyants sont au vert pour l’ancien directeur de l’innovation d’Airbus, Jean BOTTI, le nouveau constructeur français. La commission européenne a déjà dit oui sur des financements dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique pour ce qui concerne l’avion zéro émission.

Une nouvelle usine est programmée pour 2021, en Nouvelle-Aquitaine, à Laruscade en Gironde, région dans laquelle une usine de dirigeables à l’hélium va aussi voir le jour. Le COVID n’aura pas que des effets délétères. (Entreprendre.fr)

La COVID tue aussi les petits aéroports bretons

La COVID tue aussi les petits aéroports bretons

Les aéroports souffrent, ce n’est pas une nouvelle. A part Nantes, Brest et Rennes qui dans tous les cas finiront par s’en sortir, une multitude d’aéroports bretons risquent de perdre la vie. A Lorient, par exemple Air-France, après avoir réduit son activité à quatre rotations hebdomadaires (au lieu de 10), supprime tous ses vols depuis mars. Loïc Bardin (directeur de la CCI du Morbihan) déplore : « Le monde se referme à nouveau et l’activité des aéroports va désormais s’écrire avec des points d’interrogation ». Et les autres ? avec combien de passagers (pax) par an ? Quimper 60.000 pax, Saint-Malo 50.000 pax, Saint-Brieuc 3500 pax, Ouessant 3000 pax, Lanion 2000 pax, Morlaix 1000 pax, Vannes 600 pax. Il leur sera difficile de résister et de ne pas fermer. De bien tristes nouvelles. L’Union des aéroports français (UAF) indique qu’un aéroport qui attire moins de 700.000 pax par an peut difficilement arriver à l’équilibre. Mais soyons positifs. Il serait temps qu’une réflexion soit menée afin d’étudier sérieusement la construction d’un grand aéroport de l’Ouest. Il permettrait à la fois de libérer les agglomérations nantaise et rennaise des nuisances insupportables, et enfin d’avoir un aéroport vertueux écologiquement et sanitairement, et aussi de redonner des terres aux agriculteurs.