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Etat des lieux

Etat des lieux

En 2019, le nombre de mouvements d’avions sur l’aéroport de Nantes-Atlantique a atteint 63.207. On note une forte saisonnalité entre l’hiver, 35% de mouvements, et l’été 65%. Ce sont, dans l’ordre, les mois de juin, juillet et septembre qui connaissent le plus fort trafic, les lundis, jeudis et vendredis. Soit 11 à 15 mouvements par heure juste les mois où l’on peut profiter de l’extérieur, (en pic, un avion toutes les 3 mn), et aujourd’hui le réaménagement prévoit de doubler les vols ? Voilà, le monde d’aujourd’hui, mais demain ? Quelle évolution doit-on envisager ? À quoi ressemblera le transport aérien à l’horizon 2040/50 ? Ce qui est sûr, c’est que l’aéroport du futur sera aussi connecté que ses passagers. L’émergence de la biométrie, du mobile et de la génération de passagers « digital native » seront opérés au sein des aéroports. À l’heure du coronavirus, l’aéroport de demain sera sans contact, le « smart aéroport ». Nous sommes, nous, collectivement quelles que soient nos différences d’âge la dernière génération ayant connu le monde d’avant internet. Nos enfants ne vivront et ne se déplaceront que dans un monde totalement numérisé. Nous sommes la dernière génération, dans l’histoire du monde, qui pourra changer les choses, une responsabilité fondamentale. Alors, inutile de vouloir faire du neuf avec du vieux, c’est à nous et surtout à nos élus, de prévoir un aéroport connecté, écologique, accessible, en un mot moderne et en dehors de toutes agglomérations.

Consultation publique du couvre-feu

Consultation publique du couvre-feu

Merci à tous les Nantais et riverains qui ont participé à la consultation publique pour le PPBE. Le compteur du Ministère de Transports annonçait, au 19/6/2021, 320 contributions. Concernant les vols de nuit, la nouvelle consultation se terminera le 29 juillet. Alors à vos plumes car la ficelle est un peu trop grosse. A Nantes-Atlantique l’arrêté prévoit qu’aucun vol commercial ne peut atterrir ou décoller entre 0 heure et 6 heures. Concrètement vous avez le droit de ne dormir que 6 heures. Entre 21 heures et 23h30, les mouvements sont maintenus « pour ceux qui ont été retardés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». De même entre 6h30 et 9 heures, sont autorisés « ceux qui ont été anticipés pour des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». Mais les arrêtés ne précisent pas qui jugera du bien-fondé « des raisons indépendantes de la volonté du transporteur ». Ces « dispositions spécifiques » vont clairement transformer ces couvre-feux en une simple période de trafic réduit. Nous savons que le non-respect des créneaux horaires est chronique. Il suffit d’un seul avion la nuit pour réveiller des dizaines de milliers de personnes. Les populations survolées attendent des couvre feux stricts afin d’arriver à terme à 8 heures consécutives de sommeil comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé. En attendant bien sûr, que l’aéroport déménage.

Soyons clairs

Soyons clairs

A l’heure où chacun s’accorde sur la nécessité de réduire les nuisances sonores et la pollution, néfastes pour la santé, voilà que l’Etat propose cette idée « géniale » de créer un couloir aérien à basse altitude en plein centre-ville de Nantes, impactant des dizaines de milliers de personnes supplémentaires. On croit rêver devant tant d’incohérence et d’incompétence.

Nantes Atlantique ne peut pas être adapté aux flux envisagés par l’Etat et qui sont demandés au futur concessionnaire. Comment peut-on envisager de soumettre autant de populations à des nuisances sonores et polluantes de plus en plus nombreuses, et à un grave danger d’accidents sur une zone hyper urbanisée ? Seul un déménagement doit être étudié et mis en œuvre pour répondre aux besoins de toute la population du Grand Ouest. Que nos politiques aient le courage de faire respecter le choix des habitants et de prévoir un aéroport moderne, écologique, et digne du 21ème siècle. Messieurs, initiez immédiatement l’étude d’un nouvel emplacement.

NB : Extrait du texte qu’un Nantais a envoyé à la consultation publique pour le PPBE.

L’art de retourner sa veste.

L’art de retourner sa veste.

Quelle ironie que la consultation ait été hébergée sur le site du Ministère de la transition écologique, sous le nom de domaine « developpement-durable.gouv.fr ». Confier le suivi du dossier à Mme Wargon dont le titre est : « ministre déléguée représentante d’intérêts » est franchement un mépris envers la population de la sixième ville de France. Nous n’avons même pas droit au ministre chargé des transports. Ce gouvernement, après s’être opposé à la décision de transférer la plateforme aéroportuaire de Nantes-Atlantique, a demandé à ses services de la DGAC de se ridiculiser. En effet il lui a demandé de légitimer un réaménagement de Nantes-Atlantique à 15 millions de passagers, alors que ces mêmes services expliquaient jusqu’en 2016 la mise en danger des populations au-delà de 3,6 millions de passagers. Le tout justifié par le contexte particulier de l’orientation de la piste de Nantes-Atlantique dans une zone urbanisée ! Présenter un PPBE, non pas par souci de protection des populations, mais pour légitimer la décision du gouvernement actuel, est un rétropédalage insultant pour tout un chacun.

Décision et « indemnités exemplaires » de cynisme

Décision et « indemnités exemplaires » de cynisme

Nonobstant les annonces à grand renfort de médias, les soi-disantes « indemnités exemplaires » sont réduites à peau de chagrin. A peine une dizaine de dossiers répondent aux conditions restrictives de la sélection. Tant pis pour les survolés qui depuis plus de 20 ans supportent les atterrissages et les décollages tous azimuts qui perturbent l’ensemble de la banlieue Nantaise. Vouloir accueillir 15 millions de passagers est un crime contre les habitants ainsi que pour le lac de Grand lieu. Tout comme prétendre que baisser de 1 à 3 décibels (inaudibles) les nuisances sonores est carrément une imposture. La vie à Nantes est devenue insupportable, des embouteillages du périphérique aux accès à l’aéroport, accompagnés du bruit incessant des décollages/atterrissages. Sans oublier le prochain train diesel qui toutes les 10 minutes promet de remplacer le bus entre la gare et l’aéroport (toujours vide). Les riverains de la voie ferrée vont apprécier !
Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier l’horreur de cette décision qui envers et contre tout a cédé aux zadistes au détriment des concitoyens et de la justice de notre pays.

Les avions polluent plus en été

Les avions polluent plus en été

Pour le bruit, hormis le fait que nous sortons d’une période sans avions, lorsque le temps est au beau fixe et que la chaleur est importante, les molécules sont dilatées, moins lourdes, et donc l’air est moins porteur. Pour pouvoir décoller, les pilotes doivent pousser un peu plus les gazcar les avions montent moins vite, ce qui provoque davantage de bruit. De plus, en été, la présence fréquente de cumulo-nimbus oblige certains vols à faire des écarts de trajectoires car ils sont à l’origine de trous d’air et donc dangereux dans les phases de décollage et d’atterrissage. Voilà pour le bruit. Mais pour la pollution de l’air c’est un peu le même problème. Une combustion c’est un carburant et un comburant soit de l’air et du kérozène. Dans un même volume, quand l’air est chaud, il y a moins de molécules (plus grosses) que quand l’air est froid. Moins d’air, donc moins de kérozène, donc moins de puissance. Il faut alors augmenter les gaz pour pouvoir décoller et donc augmenter les rejets de gaz toxiques. Alors profitez bien de l’été entre chaque avion.

Derniers jours de consultation du PPBE.

Derniers jours de consultation du PPBE.

La fin de la consultation publique pour valider un Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement se termine dans quelques jours. Profitons-en pour refaire un peu l’historique. Un PPBE est normalement révisable tous les 5 ans pour les aérodromes dépassant les 50.000 mouvements. Nantes Atlantique a dépassé ce chiffre avec 50.615 mouvements le 18 janvier 2016, ce qui aurait dû entrainer immédiatement la création d’un PPBE. Or ce n’est que le 24 avril 2018, soit 2 ans après, que N.A. apparait sur la liste des sites nécessitant un nouveau PPBE. Il faudra encore attendre 2 ans, juillet 2019, pour que l’État français, rappelé à l’ordre par l’union européenne, promette un PPBE pour 2020. Mais ce n’est qu’en 2021 le 29 avril, soit encore 1 an après, qu’a été lancée la consultation publique concernant ce nouveau PPBE. Inutile de faire l’addition des années pendant lesquelles la surface polluée, dont la nuisance est reconnue par tous les organismes internationaux, est restée ignorée sans qu’aucune décision ne soit prise. Nous constatons une volonté délibérée de retarder l’échéance et de ne pas vouloir prendre en compte l’évolution exponentielle des nuisances. La DGAC, en utilisant des chiffres qui ne représentent pas du tout le niveau de nuisances à venir, nous propose un projet totalement inacceptable. Nous ne donnerons pas raison à des gens qui ont le tort de croire qu’ils ont raison, et il faut le dire. Nous avons jusqu’au mardi 29 juin pour le faire. Alors exprimez-vous sur le site du gouvernement. PPBE et Consultation publique

Le règne des acronymes

Le règne des acronymes

Trop c’est trop. Il faudrait tout connaître ; les commissions, les plans, les instances, comme Le PPBE, le PGS, la CSB, le PEB, l’ADM, l’ANSES le CCE, l’AE, La DGAC, l’ACNUSA etc… Nous n’avons pas en général, une intelligence supérieure (quoi que !) mais les choses sont quand même très simples. On ne peut pas augmenter le nombre d’habitants survolés et doubler le nombre de vols sans augmenter les nuisances ! La promesse de « compensations exemplaires » est bien la reconnaissance que le réaménagement représente des inconvénients et qu’ils sont non compensables. Le maintien sur le site de Nantes Atlantique ne peut se faire qu’au prix d’impacts forts pour les populations ; ce qui est d’ailleurs confirmé dans le projet définitif de réaménagement. Comme le soulignent certaines associations : « Comment peut-on désormais maintenir une population urbaine de plusieurs dizaines de milliers d’habitants sous des nuisances de bruit, que les plus hautes autorités de santé publique nationales comme internationales ont désigné comme un fléau dont elles demandent l’élimination par tous les moyens possibles ? ». Nous ne cessons de le répéter, seul, le déménagement de l’aéroport vers un site en milieu non urbanisé, qui existe dans le nord de notre département, permettrait d’atteindre un meilleur équilibre territorial, économique et social à long terme. Il est temps que l’Etat respecte ses choix de décentralisation et de régionalisation dont il a lui-même fixé les règles. Plutôt que de subir toutes les décisions de gens qui réfléchissent à notre place, exprimez-vous sur PPBE et Consultation publique et faites-nous part de vos réflexions.

PPBE ; Plan de prévention du bruit, PGS ; Plan de gêne sonore, CSB ; Carte stratégique du bruit, PEB ; Plan d’exposition au bruit, l’ADEM ; Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie, ANSES ; Agence nationale de sécurité sanitaire, CCE ; commission consultative de l’environnement, AE ; Autorité environnementale, DGAC ; direction générale de l’aviation civile, ACNUSA ; Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires………

Quand la réalité dépasse l’affliction

Quand la réalité dépasse l’affliction

Mme L. Garnier, sénatrice de Loire Atlantique, s’est adressée (au Sénat) à Mme E. Wargon, déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargé du logement ( ? ). « Madame la ministre, voilà trois ans, le Président de la République a annoncé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes …. pouvez-vous nous préciser les intentions du Gouvernement ».

Voici les réponses :

/ Concernant le début des travaux du réaménagement annoncé pour fin 2021 : « il se poursuit selon le calendrier annoncé en 2018 » ce qui est faux puisque rien n’est fait depuis 3 ans.

/ Concernant la protection des populations : « des mesures sans précédent ont été prises au profit des riverains de l’aéroport » pas du tout exceptionnelles mais tellement discriminatoires qu’elles ne concernent qu’une minorité de survolés et qui de toute façon resteront « confinés » car l’isolation phonique des jardins reste une incongruité !

/Concernant le nouveau gestionnaire de l’aéroport : « comme prévu le futur concessionnaire de l’aéroport doit être désigné au premier semestre 2022 » ce qui est faux puisque qu’il était prévu en 2021 (C. Harcourt préfet de L.A.).

/Concernant l’ampleur du réaménagement : « en conciliant sobriété et performance économique … assurer la transparence sur l’avancement du projet … afin qu’il se construise dans la concertation, par un dialogue apaisé » Donc un réaménagement à minima dans une transparence dont la règle est l’opacité, sans aucune concertation.

/Concernant le réaxage règlementaire et obligatoire : « celui-ci sera soumis à enquête publique à l’automne prochain ». Mais pourquoi faire (déjà acté), une formalité administrative inutile ?

Répéter 100 fois un mensonge n’en fait pas une vérité.

A lire : Échanges au Sénat entre Laurence Garnier et Emmanuelle Wargon

Un bien pour un mal

Un bien pour un mal

Il ne s’agit pas ici d’agiter le scénario catastrophe, mais simplement de regarder les statistiques. D’après un décompte du cabinet de conseil néerlandais To70, le nombre de personnes décédées lors de catastrophes aériennes a augmenté en 2020 par rapport à 2019, totalisant 299 victimes à travers le monde, bien que le nombre d’accidents mortels ait baissé de plus de 50% en 20 ans. L’aéroport de Nantes-Atlantique, comme nous l’avons déjà vu, est classé en catégorie A, ce qui signifie qu’il va être fréquenté par de plus gros porteurs. Alors peut-on encore minorer ce risque à Nantes ? Le problème reste la trajectoire d’atterrissage côté nord (donc côté ville). Aujourd’hui, de façon dérogatoire, pour limiter le survol urbain, les avions se désaxent de la piste et effectuent, en manuel, un virage à 150 m au-dessus d’un collège. « Approche inadaptée, délicate, et non précise », déclare un ancien contrôleur aérien (P. Scouarnec). Paradoxalement, la pose d’un guidage automatique (ILS) pour sécuriser l’atterrissage des avions implique que désormais les avions vont survoler le centre-ville sans tenir compte des statistiques des risques encourus ni de la pollution.