News-1

Le règne des acronymes

Le règne des acronymes

Trop c’est trop. Il faudrait tout connaître ; les commissions, les plans, les instances, comme Le PPBE, le PGS, la CSB, le PEB, l’ADM, l’ANSES le CCE, l’AE, La DGAC, l’ACNUSA etc… Nous n’avons pas en général, une intelligence supérieure (quoi que !) mais les choses sont quand même très simples. On ne peut pas augmenter le nombre d’habitants survolés et doubler le nombre de vols sans augmenter les nuisances ! La promesse de « compensations exemplaires » est bien la reconnaissance que le réaménagement représente des inconvénients et qu’ils sont non compensables. Le maintien sur le site de Nantes Atlantique ne peut se faire qu’au prix d’impacts forts pour les populations ; ce qui est d’ailleurs confirmé dans le projet définitif de réaménagement. Comme le soulignent certaines associations : « Comment peut-on désormais maintenir une population urbaine de plusieurs dizaines de milliers d’habitants sous des nuisances de bruit, que les plus hautes autorités de santé publique nationales comme internationales ont désigné comme un fléau dont elles demandent l’élimination par tous les moyens possibles ? ». Nous ne cessons de le répéter, seul, le déménagement de l’aéroport vers un site en milieu non urbanisé, qui existe dans le nord de notre département, permettrait d’atteindre un meilleur équilibre territorial, économique et social à long terme. Il est temps que l’Etat respecte ses choix de décentralisation et de régionalisation dont il a lui-même fixé les règles. Plutôt que de subir toutes les décisions de gens qui réfléchissent à notre place, exprimez-vous sur PPBE et Consultation publique et faites-nous part de vos réflexions.

PPBE ; Plan de prévention du bruit, PGS ; Plan de gêne sonore, CSB ; Carte stratégique du bruit, PEB ; Plan d’exposition au bruit, l’ADEM ; Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie, ANSES ; Agence nationale de sécurité sanitaire, CCE ; commission consultative de l’environnement, AE ; Autorité environnementale, DGAC ; direction générale de l’aviation civile, ACNUSA ; Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires………

Quand la réalité dépasse l’affliction

Quand la réalité dépasse l’affliction

Mme L. Garnier, sénatrice de Loire Atlantique, s’est adressée (au Sénat) à Mme E. Wargon, déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargé du logement ( ? ). « Madame la ministre, voilà trois ans, le Président de la République a annoncé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes …. pouvez-vous nous préciser les intentions du Gouvernement ».

Voici les réponses :

/ Concernant le début des travaux du réaménagement annoncé pour fin 2021 : « il se poursuit selon le calendrier annoncé en 2018 » ce qui est faux puisque rien n’est fait depuis 3 ans.

/ Concernant la protection des populations : « des mesures sans précédent ont été prises au profit des riverains de l’aéroport » pas du tout exceptionnelles mais tellement discriminatoires qu’elles ne concernent qu’une minorité de survolés et qui de toute façon resteront « confinés » car l’isolation phonique des jardins reste une incongruité !

/Concernant le nouveau gestionnaire de l’aéroport : « comme prévu le futur concessionnaire de l’aéroport doit être désigné au premier semestre 2022 » ce qui est faux puisque qu’il était prévu en 2021 (C. Harcourt préfet de L.A.).

/Concernant l’ampleur du réaménagement : « en conciliant sobriété et performance économique … assurer la transparence sur l’avancement du projet … afin qu’il se construise dans la concertation, par un dialogue apaisé » Donc un réaménagement à minima dans une transparence dont la règle est l’opacité, sans aucune concertation.

/Concernant le réaxage règlementaire et obligatoire : « celui-ci sera soumis à enquête publique à l’automne prochain ». Mais pourquoi faire (déjà acté), une formalité administrative inutile ?

Répéter 100 fois un mensonge n’en fait pas une vérité.

A lire : Échanges au Sénat entre Laurence Garnier et Emmanuelle Wargon

Un bien pour un mal

Un bien pour un mal

Il ne s’agit pas ici d’agiter le scénario catastrophe, mais simplement de regarder les statistiques. D’après un décompte du cabinet de conseil néerlandais To70, le nombre de personnes décédées lors de catastrophes aériennes a augmenté en 2020 par rapport à 2019, totalisant 299 victimes à travers le monde, bien que le nombre d’accidents mortels ait baissé de plus de 50% en 20 ans. L’aéroport de Nantes-Atlantique, comme nous l’avons déjà vu, est classé en catégorie A, ce qui signifie qu’il va être fréquenté par de plus gros porteurs. Alors peut-on encore minorer ce risque à Nantes ? Le problème reste la trajectoire d’atterrissage côté nord (donc côté ville). Aujourd’hui, de façon dérogatoire, pour limiter le survol urbain, les avions se désaxent de la piste et effectuent, en manuel, un virage à 150 m au-dessus d’un collège. « Approche inadaptée, délicate, et non précise », déclare un ancien contrôleur aérien (P. Scouarnec). Paradoxalement, la pose d’un guidage automatique (ILS) pour sécuriser l’atterrissage des avions implique que désormais les avions vont survoler le centre-ville sans tenir compte des statistiques des risques encourus ni de la pollution.

Le « long courrier » devient la norme à Nantes

Le « long courrier » devient la norme à Nantes

Le 5 octobre 2018 Nantes Atlantique est passé en catégorie A dans l’indifférence générale, alors que ça change tout. La catégorie A, désigne les aéroports utilisables de nuit et disposant d’au moins une piste équipée d’une approche aux instruments (approche dans l’axe de la piste). Le « long courrier » devient donc la norme à Nantes avec des avions comme par exemple l’airbus A330 – 300. Avec une contenance de 300 passagers, un poids total de 233 tonnes (dont 80 tonnes de carburant), voilà ce qui va décoller et atterrir au-dessus de l’agglomération Nantaise en 2022. Déjà, de nouvelles destinations voient le jour, comme la Martinique, dès décembre 2021, une tendance lourde pour notre aéroport. Finis les petits avions de Nantes/Orly (supprimés), on passe à la vitesse supérieure. Pour ceux qui pensaient que l’aviation allait subir un déclin irréversible, sachez qu’Airbus annonce une augmentation de production de 40 à 61 avions/mois, soit deux avions par jour. Alors soyons clairs, le développement de l’aviation est une bonne nouvelle, mais à condition de l’accompagner intelligemment. Un couloir aérien à Nantes avec des gros porteurs, le seul cas en Europe au-dessus d’un centre-ville, n’est pas supportable. 

le tonneau des Danaïdes

le tonneau des Danaïdes

Dans la consultation publique actuelle, on nous demande de nous prononcer sur les modifications envisagées dans le nouveau PPBE. Nous ne pouvons pas connaître l’incidence sonore qu’auraient ces modifications sur les lignes de vol, de décollage et d’atterrissage et c’est bien là le problème. Demander aux habitants de se prononcer sur des hypothèses d’impact sonore et de pollution, non évalués, non chiffrés, et dont on ne connaît même pas les lignes de vol, juste pour adouber un PPBE, est une imposture. Suite à une question d’un de nos adhérents (A.D) sur une piste principale alignée est-sud-est/ouest-nord-ouest évitant la traversée de l’agglomération, nous rappelons que cette éventualité a été abandonné en 2019. Mais quelle que soit l’hypothèse envisagée, l’augmentation inéluctable à la fois du nombre de vols et du nombre d’habitants de l’agglomération rend le déplacement de l’aéroport inéluctable. Exprimez-vous sur  PPBE et Consultation publique et pensez à transférer votre message sur coceta@coceta.org afin qu’il ne soit pas englouti dans le tonneau des Danaïdes.

Le diable se cache dans les hypothèses

Le diable se cache dans les hypothèses

Même si l’on peut être optimiste comme le professeur émérite de l’Université de Lyon (IEP) et chercheur au Laboratoire Transports, Alain Bonnafous qui déclare : « L’industrie automobile a réussi en quelques années à rendre un vilain moteur diesel 10 fois moins polluant en Particules Fines qu’un moteur à essence. Alors pourquoi l’industrie aéronautique ne serait-elle pas capable d’en faire autant pour les moteurs d’avions, même si ce sont des moteurs à combustion externe et donc beaucoup plus difficile ? » Mais ceci est une hypothèse. Doit-on attendre une dizaine d’années voire plus ? Quand un petit aéroport militaire devient un aéroport international, ne pas le déplacer en dehors des zones urbaines est inadmissible. Surtout lorsque l’on connait combien l’impact sur la santé des riverains est délétère ? Comment peut-on arguer qu’en doublant le nombre de vols on va mieux protéger les habitants. Réagissez sur  PPBE et Consultation publique contre cette hypothèse irréaliste.

Des décisions masquées par une consultation publique

Des décisions masquées par une consultation publique

La consultation publique du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) qui sert de prétexte à entériner une décision dénuée de bon sens se termine le 29 juin 2021. Son objectif de réduction du bruit et du nombre d’habitants impactés est contradictoire. Le réalignement de l’axe des avions et l’augmentation qui vise un doublement du trafic à l’horizon 2030 va augmenter mécaniquement le nombre d’habitants survolés. Cette consultation demande l’avis des citoyens dont le plus grand nombre ne sont pas, actuellement, exposés aux nouvelles nuisances induites et non quantifiées. Comment ces habitants peuvent ils émettre un avis sur, le réaxage, les nouvelles voies routières, les nouvelles voies ferrés etc … sans en connaitre l’incidence ?

Sans le nommer, le PPBE part du postulat qu’il n’y a pas lieu de considérer qu’il existe une autre alternative à l’aéroport urbain actuel. La croissance du trafic, tolérée par les habitants, n’a été admise qu’en perspective du déménagement de l’aéroport engagé par l’État – Nous ne cesserons de le rappeler -. Il s’agissait d’une exception. Vouloir réécrire l’histoire pour justifier « l’abandon » de NDDL au motif « d’apaisement » et vouloir effacer le déni de démocratie suite au référendum de 2016 est une imposture. Alors, n’hésitez pas à participer à la consultation publique en dénonçant ce projet de PPBE sur PPBE et Consultation publique et transférez votre message à coceta@coceta. Org

La double peine

La double peine

Après avoir dépensé l’argent public (3.9 millions € en 2010) en mettant sous une cloche de verre le collège de la Neustrie l’état a décidé de déplacer le collège. On ne sait pas où ni, avec quel argent. Après le non transfert, c’est une nouvelle ligne de train qui va venir augmenter les nuisances. Le nombre de citoyen muselé et rendu inaudible qui subit le bruit et la pollution va passer à 80.000. Non seulement les habitants vont continuer à subir le développement exponentiel des nuisances de l’aéroport mais en plus ils devront subir le passage incessant du train pour alimenter l’aéroport en voyageurs. C’est la double peine. En donnant raison aux extrémistes, à la violence, en ignorant les 179 décisions de justice, le vote et la santé des habitants, etc…, on en rajoute une couche histoire de bien montrer qu’on ignore l’humain. Pour doubler le nombre de vols on déplace les populations plutôt que les avions ! On marche vraiment sur la tête.

Nouveaux risques pour les femmes enceintes à Nantes

Nouveaux risques pour les femmes enceintes à Nantes

La nouvelle trajectoire des avions sur l’agglomération va augmenter la pollution de l’air. Mais attention, il ne faut pas confondre la production de CO², délétère pour l’effet de serre, et les autres polluants. Les bulles de nos boissons gazeuses sont du CO², et ce gaz n’est dangereux pour l’homme qu’à une très forte concentration. Nous-même en produisons 800 gr par jour, et une vache 235 gr/jour, l’équivalent de 3 km en voiture. Il n’en reste pas moins vrai que tous les autres résidus de la combustion des réacteurs sont beaucoup plus dangereux pour l’homme, surtout les Particules Ultra Fines (PUF). Une étude publiée par The Lancet Respiratory Medecine, montre que l’exposition de la femme enceinte à l’air pollué et surtout aux PUF augmente le risque de donner naissance à des bébés de petits poids et avec un périmètre crânien réduit, avec un retard de croissance facteur de risques de surpoids à l’adolescence, (obésité ou de diabète) et cardio-vasculaire à l’âge adulte. Elle démontre que « Si les concentrations de particules fines étaient ramenées simplement à 10 microgrammes par mètre cube, 22 % des cas de nourrissons atteints pourraient être évités. Alors, surtout ne pas tout agglomérer dans « pollution », mais bien réaliser que l’autoroute aérienne au-dessus de Nantes est un vrai danger, reconnu, et à long terme.

OMS – Qualité de l’air ambiant et santé

ECO-CO2 : Gaz à effet de serre et alimentation

Rappel de la consultation publique actuelle sur le PPBE

Rappel de la consultation publique actuelle sur le PPBE

Un projet de « Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement » est en gestation. Ce plan a été soumis aux élus/associations . Il est maintenant présenté au grand public. Il vise à prendre des mesures pour, théoriquement, limiter, voire réduire le bruit aérien. Les élus de la Métropole et les associations, comme le Coceta, ont rejeté le plan de l’Etat. Il ne parle pas du changement de trajectoire avec, pour conséquence, la création d’une autoroute du ciel en pleine ville et à basse altitude. Il n’aborde pas non plus la prévision de trafic à 15 millions de passagers, ni des passages d’avions toutes les 2 min aux heures de pointe, ni de plus de 80 000 personnes touchées sur la Métropole, ni des 7133 logements à insonoriser, ni des collèges et des écoles à déplacer sans moyens financiers identifiés, ni du lac de Grand Lieu, etc…

Un projet insensé qui ne peut être que rejeté. Alors soyez nombreux à participer à la consultation publique pour dénoncer et refuser ce projet d’aéroport urbain : PPBE et Consultation publique

Merci de transférer votre réponse à Coceta : coceta@coceta.org qui relaiera votre message.