Les effets du relèvement de l’altitude

Les effets du relèvement de l’altitude

Contrairement au bruit du trafic routier, le bruit du trafic aérien se caractérise par une succession de pics de bruits (qui émergent nettement par rapport au bruit de fond) liés aux survols des avions. Il présente un caractère fortement discontinu. Mais il est, malheureusement, considéré de la même manière. C’est le niveau de bruit moyen sur une certaine période d’observation en un point donné qui est pris en compte. Mais il ne suffit pas à traduire à lui seul la perception qu’ont les riverains de cette nuisance. Les textes réglementaires, en particulier la directive européenne 2002/49/CE du 25 juin 2002, prescrivent de calculer ces moyennes, le « Lden », sur une période de 24 heures (avec un correctif afin de différencier la sensibilité au bruit suivant l’heure) pour les trois périodes suivantes :

– 6h-18h Lden: jour,- 18h-22 h Lden soirée (correctif +5 dB) – 22h-6h Lden nuit (+10 dB)

Ces indicateurs énergétiques, bien adaptés aux sources de bruits à caractère continu (trafic routier), ne s’avère pas applicable aux avions. Seule, l’utilisation d’indicateurs des pics de bruits, devrait être utilisée. D’autre part la perception du bruit en fonction de la hauteur varie selon une échelle logarithmique. Ainsi, il faut une différence de 5 dB d’écart entre deux sons pour que la variation soit légèrement perceptible. Il est couramment admis qu’une division par dix de l’énergie sonore est nécessaire pour que « le bruit paraisse deux fois moins fort ».  (Source CSTB). Ce qui signifie qu’un relèvement de l’altitude des survols de 300 m ne diminue le bruit que de 2,2 dB. Il s’en suit que l’effet n’est que très légèrement perceptible.

Rapport d’étape, Bruitparif, janvier 2011.

Les commentaires sont clos.