Les concentrations d’oiseaux sont un vrai danger pour les avions

Les concentrations d’oiseaux sont un vrai danger pour les avions

Un Airbus A321 immatriculé A321 VQ-BOZ de la compagnie aérienne russe Ural Airlines décolle de Moscou en direction de l’aéroport de Simféropol en Crimée. Il transporte 226 passagers et sept membres d’équipage. Quelques minutes après le décollage, le vol U6-178 est victime de multiples chocs aviaires, les deux moteurs CFM56 absorbent des oiseaux. Ce sont des mouettes qui pénètrent dans les réacteurs et l’avion perd subitement l’usage de ses deux moteurs qui se sont remplis de volatiles. Sans moteurs, impossible de continuer et impossible de sortir le train d’atterrissage. Heureusement l’avion survole des champs et le pilote réussit à poser l’avion sur le ventre dans un champ de maïs à environ un kilomètre de la piste, réacteurs éteints et train d’atterrissage rentré. Par miracle il n’y a pas de victimes. Dix personnes dont trois enfants « reçoivent des soins médicaux » selon les services d’urgence, mais aucune blessure grave n’est rapportée. Aucun incendie ne s’est déclaré et le fuselage est resté relativement intact, permettant l’évacuation des passagers.

Ceci n’est pas une fiction, c’est un fait réel, dont l’enquête vient d’être publiée. Chez nous, il y a le lac de Grand Lieu et sa réserve de volatiles. Nous l’avons déjà signalé à maintes reprises, cette proximité est dangereuse à Nantes Atlantique, même si un service spécial sur l’aéroport est chargé d’apeurer les oiseaux, le risque est là.

Bref, on vous laisse imaginer ce qui se passerait chez nous si au décollage le même problème arrivait avec un « atterrissage » forcé sur la ville de Nantes.

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