Des rebelles dans les rangs ?

Des rebelles dans les rangs ?

Extrait d’un mémoire de master de l’Institut Français de Géopolitique.   

[Lorsque la décision d’abandonner le projet de transfert vers Notre-Dame-des-Landes a été annoncée, la DGAC a subitement dû revenir en arrière. Pendant près de 20 ans elle devait promouvoir et permettre la réalisation du projet de transfert en démontrant que réaménager Nantes-Atlantique n’était pas la bonne solution. Dès le début de l’année 2018, l’Etat demande à la DGAC d’affirmer le contraire et de s’occuper de la gestion du projet en attendant la nomination du nouveau concessionnaire.

Il est facile d’imaginer la déception au sein de l’équipe de la DGAC, au point que certains acteurs m’affirmaient lors de mon enquête de terrain que si le projet de réaménagement prenait autant de temps c’est que « la DGAC ne souhaite pas mettre en place un projet contre lequel ils se sont battus pendant des années ». (entretien avec un acteur qui souhaite rester anonyme).

Beaucoup jugent que les expertises de cet organe de l’Etat ne sont pas fiables, qu’elles manquent d’objectivité et donc ne sont pas dignes de confiance. La DGAC a donc enclenché des procédures de dialogues avec les acteurs du territoire.

« La DGAC est un service de l’Etat qui ne décide pas de la politique qu’il mène. Cette situation [la fiabilité de la DGAC] montre un problème plus grave, celui de la remise en question des données de l’Etat ».

La DGAC se trouve donc dans une situation délicate où elle doit promouvoir un projet contre lequel elle s’est assez clairement opposée à plusieurs reprises  ]

Mémoire de Maxence Bossé : Conflit engendré par la décision de réaménager l’aéroport de Nantes-Atlantique suite à NDDL

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