Un bien pour un mal

Un bien pour un mal

Il ne s’agit pas ici d’agiter le scénario catastrophe, mais simplement de regarder les statistiques. D’après un décompte du cabinet de conseil néerlandais To70, le nombre de personnes décédées lors de catastrophes aériennes a augmenté en 2020 par rapport à 2019, totalisant 299 victimes à travers le monde, bien que le nombre d’accidents mortels ait baissé de plus de 50% en 20 ans. L’aéroport de Nantes-Atlantique, comme nous l’avons déjà vu, est classé en catégorie A, ce qui signifie qu’il va être fréquenté par de plus gros porteurs. Alors peut-on encore minorer ce risque à Nantes ? Le problème reste la trajectoire d’atterrissage côté nord (donc côté ville). Aujourd’hui, de façon dérogatoire, pour limiter le survol urbain, les avions se désaxent de la piste et effectuent, en manuel, un virage à 150 m au-dessus d’un collège. « Approche inadaptée, délicate, et non précise », déclare un ancien contrôleur aérien (P. Scouarnec). Paradoxalement, la pose d’un guidage automatique (ILS) pour sécuriser l’atterrissage des avions implique que désormais les avions vont survoler le centre-ville sans tenir compte des statistiques des risques encourus ni de la pollution.

Les commentaires sont clos.