La politique de l’autruche

La politique de l’autruche

Déjà en avril 2019, l’Autorité environnementale avertissait : « les projections de trafic pour l’aéroport de Nantes devraient être revues à la baisse pour tenir compte des enjeux sanitaires et environnementaux ». Un an plus tard, l’arrêt de toute activité aérienne, suite à l’épidémie, remet en cause le développement de l’aéroport prévu par l’État. Il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte que la crise actuelle va rebattre les cartes. Et pourtant, l’État continue de faire l’autruche. Mais au fait d’où vient cette expression ? D’abord, l’autruche pond ses œufs dans le sol, dans des trous. Au cours de la surveillance, l’oiseau retourne les œufs, ôte les lézards ou les rongeurs qui profitent de la chaleur. Ainsi, lorsqu’on observe l’oiseau, il semble souvent avoir la tête dans le sol. Mais ce n’est nullement parce qu’il ne veut pas voir la réalité. A l’inverse du gouvernement et donc de la DGAC (muselée) qui, déjà en 2013 affirmait « Les résultats montrent clairement une forte augmentation des nuisances… près de 80.000 habitants sont concernés… » et de conclure « ce rapport confirme les avantages du transfert de l’activité aéroportuaire etc… ». Impossible donc ne pas remarquer cette cécité mensongère relayée par certains journalistes partisans. Pourquoi refuser de prendre en compte les nouvelles technologies et le savoir-faire industriel pour concevoir un grand aéroport autonome et sans impact sur les populations ?

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