Il n’y a pas de Cafe pour les avions

Il n’y a pas de Cafe pour les avions

En vigueur depuis le 1er janvier 2021, la réglementation Cafe (Corporate average fuel economy) vise à réduire les émissions de CO². Mais elle ne concerne que les « véhicules particuliers » et oblige les constructeurs à ne pas dépasser 95 g de CO²/km en moyenne pour l’ensemble de leurs gammes. Pour les avions, depuis le 1er janvier 2021, c’est un peu plus compliqué. Le CO² rejeté par tous les atterrissages et décollages effectués dans la Communauté Européenne est comptabilisé. Les compagnies aériennes (toutes nationalités) on droit à un quota. Si elles le dépassent elles peuvent racheter un « droit de polluer » aux compagnies qui sont en dessous de leurs quotas. Si elles ne peuvent pas, elles doivent alors payer une taxe dont la valeur du point est mise aux enchères. La tonne de CO² se situant actuellement aux alentours de 8 €. En cas de non-respect des règles, des sanctions financières sont appliquées, voire une interdiction de vol dans l’Union Européenne. Cette mesure unilatérale n’est évidemment pas du goût de certains pays, comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie ou l’Inde qui promettent des mesures de rétorsion. Il est d’ailleurs même question d’une « loi carbone » sur les billets d’avions. Outre la dépollution, l’intelligence serait aussi de protéger les populations des autres dangers. Bref, on a le temps de boire un café, l’histoire ne fait que commencer.

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