Vélocipédistes sous les avions : « respirez » !

Vélocipédistes sous les avions : « respirez » !

Depuis longtemps le développement de l’activité physique est reconnu comme bon pour la santé. Le vélo bien sûr mais aussi la marche, les trottinettes ou le skateboard. Avec son atmosphère chargée en particules toxiques et son trafic dense propice aux accidents, la ville ne semble pas être, au premier abord, le lieu idéal pour enfourcher son vélo. En France, 70 % des accidents de vélo (2.800) ont lieu en ville. Même si promouvoir le vélo pour avoir moins de voitures et donc moins de pollution semble une bonne idée, les spécialistes préconisent néanmoins le développement d’itinéraires à faible pollution pour les cyclistes. Inutile de souligner les dégâts sournois de la pollution sur la santé. Le gouvernement installe donc des incitations aux transports alternatifs, « loi des mobilités durables », mais tout en imposant le survol du centre de Nantes par des avions à basse altitude (sic !). Cherchez l’erreur ? En effet, depuis le recul du gouvernement face aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes, les contradictions deviennent la norme. Car comment justifier les encouragements aux vélocipédistes (200 €/an) pour qu’ils « respirent » la pollution des avions ? Afficher une volonté « écolo/populiste » ne suffit pas. Encore faut-il être cohérent !

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