Colère de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC)

Colère de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC)

Supprimer les vols domestiques dont le trajet était réalisable en moins de 4 h de train, était la mesure symbole. Ce 10 février le conseil des ministres ramène la proposition à 2 heures et demie. Elle ne concerne plus que cinq lignes, dont Paris-Bordeaux, Paris-Lyon, Paris-Nantes. Le Réseau Action Climat (RAC) a ainsi calculé que cette mesure amoindrie ne permettrait de réduire les émissions de CO2 que de 6,6 %. Et déclare « … Au final, les mesures inscrites dans le projet de loi ne sont pas du tout fidèles à l’esprit des propositions ».

Réduire notre empreinte Carbonne est effectivement indiscutable. Mais ces déclarations, teintées d’un idéalisme respectable, confrontées à la réalité consiste à décider, entre autres, de conséquences économiques délétères. Et pour quel bénéfice ? Selon certains spécialistes « Le bénéfice environnemental représente 0,014 % des émissions totales françaises et 0,046 % des émissions totales du secteur des transports ». Alors, qui croire ? Et qui, des conseillers/décideurs de la CCC serait capable d’accepter, par exemple, de perdre son emploi ? Pour parodier la situation, l’humoriste nous explique : « que le gouvernement annonce l’annulation du maintien de la suppression des mesures dont l’abandon de la confirmation avait été abrogé ». La politique ?

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