L’abandon de NDDL estimé à 1 milliard d’euros.

L’abandon de NDDL estimé à 1 milliard d’euros.

Le contrat signé fin 2010 par l’État et le groupe Vinci pour une concession de 55 ans (2065) comportait une clause de rupture qui estime le préjudice pour 44 ans à 1 milliard d’euros. Ce chiffre prend en compte les dépenses (des démarches préparatoires, études réalisées, travaux préliminaires déjà engagés), le produit de l’exploitation de Nantes-Atlantique et de Saint-Nazaire, et le manque à gagner pour l’exploitation future qui n’aura pas lieu, puisque la concession s’achèvera en 2022. Un nouveau concessionnaire, sélectionné par appel d’offres, prendra le relais. Soit 44 ans avant la fin de la concession prévue dans le contrat. D’où ce chiffre frappant d’un milliard d’euros.

Aussi élevé soit-il, ce montant colle peu ou prou avec l’indemnité obtenue en Turquie par TAV, une filiale d’ADP (Aéroport de Paris). Indemnisée par l’Etat turc à 389 millions d’euros et ramenée à la taille de Nantes Atlantique, l’indemnité pour NDDL équivaut bien à un milliard d’euros environ. En tout cas, ce montant dépasse largement les estimations trompeuses des auteurs du rapport gouvernemental de 2017 sur Notre-Dame-des-Landes, qui évoquait 350 millions d’euros. Du côté de l’Etat, on s’étrangle car il table sur une indemnisation de quelques dizaines de millions d’euros. Vinci a proposé en août la mise en place d’une procédure de conciliation qui reste aujourd’hui toujours sans réponse.

Il est évident que l’État ne veut surtout pas reproduire le scénario catastrophique du retrait des portiques de l’écotaxe en 2015 qui lui avait coûté aussi près d’un milliard d’euros.

Interrogés par « La Tribune », ni Vinci-AGO, ni l’état, ni la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) n’ont souhaité commenter.

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