Une demande en mariage des petits aéroports bretons

Une demande en mariage des petits aéroports bretons

Le Président de la Région Bretagne, Loïc Chesnais-Girard, s’est exprimé sur l’implication de la collectivité bretonne dans l’avenir des aéroports (Lorient en particulier) qui sont devenus un gouffre financier. « Nous travaillons avec les deux députés, Gwendal Rouillard et Jean-Michel Jacques, avec Gaëlle Le Saout (conseillère régionale de Lorient) et Fabrice Loher (maire de Lorient et président de Lorient agglomération)Mais aussi avec la Région Île-de-France et avec la maire de Nantes. » L’objectif ? Marier Nantes, Rennes, Lorient et Paris.« Quand la crise du Covid sera passée, le trafic aérien repartira ». Mais ces petits aéroports n’ayant le plus souvent aucune ligne commerciale, il précise que : « La région n’acceptera de s’engager qu’à la condition que des lignes aériennes commerciales soit créées ». Toutefois le plus gros problème est que la Commission Européenne a voté l’interdiction des subventions comblant les déficits des aéroports à compter de 2024.

Si on regarde ailleurs, on s’aperçoit que la DGAC est, elle aussi, à l’agonie. Elle a dû négocier en urgence avec Bercy une autorisation d’emprunt de 500 millions d’euros, alors que la loi de finances initiale lui accordait un budget de 50 millions d’euros … Le budget de la DGAC est en effet directement lié au trafic aérien. Sans trafic, pas de ressources.

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que le maire de Saint-Aignan de Grand Lieu a demandé officiellement la révision du réaménagement pour l’aéroport.

Mariage et fuite en avant, est-ce la solution ?

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