Airbus mise sur l’hydrogène

Airbus mise sur l’hydrogène

Le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a récemment déclaré lors d’une conférence devant des analystes, fin octobre « Nous voulons être les premiers à proposer un avion zéro émission qui pourrait voir le jour d’ici 2035 ». Pour soutenir cette accélération, l’Etat et l’Union européenne débloqueront une enveloppe de 1,5 milliard d’euros, sur trois ans. Il faudra aussi que les aéroports adaptent leurs infrastructures en prenant en compte la sécurité, l’hydrogène étant une matière hautement inflammable. Il rappelle aussi que  « Si vous mettez cinq A320 à hydrogène les uns à côté des autres, vous êtes déjà dans la norme d’une centrale classée Seveso ». Il ne faut toutefois pas confondre l’hydrogène utilisé directement en tant que carburant remplaçant l’essence (BMW H 7), et l’hydrogène utilisé indirectement dans une pile à combustible qui produit de l’électricité pour une propulsion électrique.

Le constructeur américain Boeing, quant à lui, reste moins précis et annonce regarder aussi les avions hybrides ayant une part de propulsion électrique, ainsi que les biocarburants ou carburants synthétiques. En réalité, les dirigeants de Boeing sont surtout concentrés sur la remise en service de leur 737 Max, interdit de vol depuis un an et demi en raison d’une série d’accidents. Mais, ce revers a fait perdre un temps précieux à la firme de Chicago. L’analyste R. Aboulafia (Teal Group) prévient « Si Boeing ne se réveille pas très vite, Airbus prendra durablement 60% du marché ».

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