Transition aéroportuaire

Transition aéroportuaire

Le directeur marketing et commercial de Boeing, Darren Hulst, déclare : « Nous prévoyons un doublement de la flotte commerciale d’ici 2040 soit 48.400 avions ». Cette vision s’appuie d’abord sur l’augmentation de la population susceptible de s’offrir un billet qui devrait passer, d’après l’ONU, à 5,9 milliards en 2040 (3,9 m en 2019). Cette nouvelle classe moyenne voyagera essentiellement pour des motifs familiaux, professionnels, ou migratoires, (eh oui, les touristes sont minoritaires) comme l’ont fait 3 milliards de passagers l’an dernier. Ensuite, la croissance proviendra de pays comme l’Asie, l’Inde ou l’Afrique. Mais aussi de nouvelles métropoles qui, selon Airbus, génèrent déjà aujourd’hui 60% du trafic aérien mondial. Enfin, il faudra bien que l’on transporte les vaccins. Par souci d’efficacité, les précieuses doses seront, dans un premier temps du moins, acheminées par les airs. L’une des rares bonnes nouvelles de 2020 pour le secteur aérien est que le fret s’est maintenu à un niveau stable. Eurocontrol, l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, table, elle, sur un doublement du nombre de vols en Europe d’ici 2035. Et de rajouter que les installations vont être saturées et ne pourront pas assurer les 1,9 millions de vols par manque de place. Ne serait-il pas temps de déménager Nantes-Atlantique ?

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