Pas d’équilibre possible

Pas d’équilibre possible

Selon « Eurocontrol » qui est l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, un retour vers la normale du trafic aérien devrait se faire au mieux à partir de 2024. Mais elle précise quand même que c’est à la condition que la pandémie soit terminée dans le monde à l’été 2021. Une reprise, peut-être, mais la vraie question semble plutôt être : quelle quantité de mouvements d’avions est supportable par les habitants. Même s’il est acté que le préambule est d’abord de n’avoir aucun avion la nuit, il reste le jour. On veut nous faire croire que l’idée serait de chercher le « Lagrangien » des habitants, c’est-à-dire le niveau optimal de bonheur maximum, prenant en compte les nuisances, soit le meilleur équilibre entre plaisir et contrainte. Etudier quel est le niveau de bruit et de pollution qui peut être supportable compte tenu des contraintes. Pour étudier l’optimisation des problèmes, il faut alors parler de nombre de mouvements. Si on prend l’exemple d’un avion par heure pendant 8 heures, soit environs 3.000 mouvements d’avion par an (8x31x12), cela reste à des années-lumière des 60.000 que l’on a connus à Nantes-Atlantique. Impossible donc de croire à un possible équilibre, et le trafic va très vite redevenir insupportable. Et l’accidentologie ? Impossible de la quantifier elle ? Il n’y a donc pas d’équilibre possible, hormis déménager l’aéroport.

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