Une nouvelle loi « usine à Gaz ».

Une nouvelle loi « usine à Gaz ».

La principale mesure de la convention citoyenne sur le climat concernant l’aviation, était punitive. Il s’agissait d’augmenter l’écotaxe de quatre milliards d’euros. Cette mesure aurait eu pour seul effet de tuer un secteur économiquement stratégique, frappé de plein fouet par la crise sanitaire. L’autre mesure aurait été de supprimer tous les vols intérieurs d’ici à 2025, dès lors qu’une alternative ferroviaire existait en moins de quatre heures. Une telle mesure aurait enterré le trafic domestique dans l’Hexagone, avec de lourdes conséquences sur l’emploi en région et un risque de ré-enclavement de certains territoires. Toujours et encore ce pari de la décroissance, plutôt que de construire celui de l’innovation vers un monde plus vert, plus écologique. 

Bref, selon toute vraisemblance, ce qui sera conservé, dans le projet de loi, c’est la fermeture des lignes où le train peut remplacer l’avion en moins de 2h 30. Comme de Paris à Bordeaux, Nantes, ou Lyon etc…. Mais à la seule condition que la desserte en question n’alimente pas une plateforme de correspondances ! Ce qui signifie, en toute logique, que certains vols seront donc maintenus, s’ils justifient de plus de 50% de passagers en correspondance. Sauf que ce n’est pas si simple, car la notion de discernement dans l’application de cette règle (dixit M.Djebbari) est impossible à vérifier. On s’oriente donc vers une « usine à gaz ». Alors pourquoi ne pas éloigner les aéroports des centres-villes équilibrant de fait les temps de porte à porte ? Et le train redeviendrait alors attractif sans temps d’attente ni d’enregistrement ?

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