Le risque aviaire est concret à Nantes-Atlantique

Le risque aviaire est concret à Nantes-Atlantique

En vigueur depuis 2007, tous les aéroports français d’intérêt national ont une cellule de prévention du péril aviaire. Les oiseaux représentent un réel danger pour les avions, il est pris très au sérieux par les compagnies aériennes et les gérants d’aéroports. On se souvient de cet Airbus A320 d’US Airways qui, ayant percuté un groupe de bernaches au-dessus de New York, a été obligé d’atterrir en urgence sur l’Hudon River face à Manhattan en 2009. Chaque année, 35 000 collisions avec des oiseaux se produisent dans le monde dont 800 en France. Dans un peu plus de 15% des cas, ces incidents sont jugés sérieux. Le risque aviaire sur l’aérodrome de Nantes-Atlantique est important compte tenu de la proximité d’une réserve naturelle protégée, d’un élevage de gibiers (nourriture distribuée à l’air libre) qui attire de nombreux oiseaux, et d’une zone militaire isolée et fermée à toute circulation. Elle constitue un domaine attractif pour les mammifères, et plus particulièrement les sangliers. De plus, la clôture qui entoure l’aéroport n’est pas enfouie et est régulièrement endommagée (notamment au niveau de l’ancienne zone militaire) par des animaux qui pénètrent dans la zone aéroportuaire. A Nantes, c’est une brigade privée spécialisée qui opère dans la lutte aviaire. Toutefois, ni la direction du lac de Grand Lieu, ni celle de l’aéroport n’ont reconnu ce problème. Sans doute que la zone Natura 2000 n’existe pas ?

DGAC : Collisions animalières – Année 2019 – Bulletin statistique

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