Nouveau délit de l’aéroport : l’Écocide

Nouveau délit de l’aéroport : l’Écocide

Sémantiquement, le mot est constitué de « eco » une racine grecque qui signifie la maison et d’une racine latine, caedere, tuer ? donc : « tuer la maison », mais en fait il signifie : délit de pollution, et sa définition est : « … un endommagement étendu ou une destruction qui aurait pour effet d’altérer de façon grave et durable des communaux globaux ou des systèmes écologiques dont dépend de fait l’humanité et ce dans le respect des limites planétaires connues. » Ouf ! Beaucoup de questions se posent.

Le ministre de l’Écologie (B. Pompili) et son garde des Sceaux (E. Dupont-Moretti) ont créé deux délits correspondants : un délit général de pollution, assorti d’amendes allant jusqu’à plus de 4 millions d’€, plus des peines d’emprisonnement, et un délit de mise en danger de l’environnement. Moins pénalisé, il pourrait s’appliquer, même si aucune pollution n’a été constatée ! Il « suffira » donc de bien définir ce qu’est la mise en danger de l’environnement… Car alors rouler dans un SUV, se chauffer à plus de 19 degrés, etc… seront-ils passibles d’amendes ? Exploiter un aéroport qui impacte une centaine de milliers d’habitants sur l’agglomération Nantaise serait un délit général de pollution ou un délit de mise en danger de l’environnement ?

Contrepoints : Ecocide : un outil supplémentaire dans la boite à fantasmes écolo

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