La COVID tue aussi les petits aéroports bretons

La COVID tue aussi les petits aéroports bretons

Les aéroports souffrent, ce n’est pas une nouvelle. A part Nantes, Brest et Rennes qui dans tous les cas finiront par s’en sortir, une multitude d’aéroports bretons risquent de perdre la vie. A Lorient, par exemple Air-France, après avoir réduit son activité à quatre rotations hebdomadaires (au lieu de 10), supprime tous ses vols depuis mars. Loïc Bardin (directeur de la CCI du Morbihan) déplore : « Le monde se referme à nouveau et l’activité des aéroports va désormais s’écrire avec des points d’interrogation ». Et les autres ? avec combien de passagers (pax) par an ? Quimper 60.000 pax, Saint-Malo 50.000 pax, Saint-Brieuc 3500 pax, Ouessant 3000 pax, Lanion 2000 pax, Morlaix 1000 pax, Vannes 600 pax. Il leur sera difficile de résister et de ne pas fermer. De bien tristes nouvelles. L’Union des aéroports français (UAF) indique qu’un aéroport qui attire moins de 700.000 pax par an peut difficilement arriver à l’équilibre. Mais soyons positifs. Il serait temps qu’une réflexion soit menée afin d’étudier sérieusement la construction d’un grand aéroport de l’Ouest. Il permettrait à la fois de libérer les agglomérations nantaise et rennaise des nuisances insupportables, et enfin d’avoir un aéroport vertueux écologiquement et sanitairement, et aussi de redonner des terres aux agriculteurs.

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