Trois petits tours et puis s’en vont

Trois petits tours et puis s’en vont

Ce matin, dimanche 1er novembre 2020, le vol Easyjet (U24355/EZY4355) de 9h15 au départ de Lyon et à destination de Nantes est passé normalement au-dessus de la Neustrie. Puis, constatant, sans doute, qu’il ne pouvait pas atterrir, il a brutalement remis les « gaz » et est reparti vers le nord. Que s’est-il passé ? Les conditions météorologiques ? Après avoir effectué deux huit entre La Gacilly et Bain-de-Bretagne il est revenu sur Nantes. Lorsqu’il est passé au-dessus du lac de Grand Lieu, il a bifurqué pour finalement repartir et atterrir à Toulouse. Pourquoi Toulouse ? Voilà un exemple type (et assez fréquent) du manque d’ILS pour les atterrissages sécurisés depuis le nord au-dessus de Nantes (piste 21). L’ILS ou « Instrument Landing Système » est un système de guidage automatique des avions qui permet d’atterrir par mauvais temps (visibilité réduite) sans aucune action du pilote. A Nantes-Atlantique, il existe un ILS pour tous les atterrissages par le sud (au-dessus du Lac de Grand Lieu). Mais rien pour les atterrissages par le Nord, au-dessus de Nantes. Cette installation est possible et prévue à Nantes, elle nécessite un décalage du seuil de touché de piste de 250 m vers le sud. Le principal inconvénient étant que le couloir « automatique », par principe très étroit, va impacter de manière soutenue plus de 20 000 nantais supplémentaires qui se trouvent dans ce couloir, avec les nuisances de tous les avions qui atterrissent depuis le nord. Sans parler bien sûr du risque permanent de crash.

Vidéo DGAC : Principe d’un atterrissage sécurisé guidé par ILS

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