Reddition de Macron aux preneurs d’otages de la ZAD

Reddition de Macron aux preneurs d’otages de la ZAD

 

Pourquoi Macron a choisi de ne pas faire NOTRE DAME DES LANDES ?

Juin 2017 : Emmanuel Macron, fraîchement élu, demande à être informé sur la situation exacte à Notre Dame Des Landes et recueille l’avis de son premier ministre Edouard Philippe et de son nouveau ministre de la transition écologique Nicolas Hulot.

Sa volonté première est de FAIRE le transfert de l’aéroport, il l’a promis, Edouard Philippe nouveau  premier ministre, ancien élu, le souhaite aussi. Une consultation populaire locale l’a largement confirmé.

Les rapports sur l’expulsion des zadistes font apparaître et confirment ce que les services de police et de gendarmerie ont déjà fait remonter à François Hollande : « risques importants de blessés, voire de morts lors de l’opération ».

S’entourant de proches collaborateurs, le président pose  le dossier et demande « qu’avons-nous à gagner/perdre en évacuant ou pas  » ?

La majorité des Français (non concernés) seraient CONTRE, le projet n’a que trop duré même si les acteurs locaux (élus, entreprises, consultation populaire) sont POUR à la vue des nombreuses études attestant tout le bien économique et structurant pour le Grand Ouest.

En pesant l’influence des POUR et des CONTRE, on s’aperçoit que la violence ne viendra JAMAIS des POUR qui, certes déçus, se calmeront à terme.

Rapidement, la solution d’abandon du projet se profile, mais il faudra une bonne raison et, comme le dit un collaborateur, il faudra faire un coup de billard à 5 bandes pour que l’Etat et la Présidence en sorte «gagnants», même au détriment de l’économie et de la grogne des élus locaux.

 Il faut :

– Créer une situation de doute sur le projet pour l’opinion.

– Un peu de temps (quelques mois) pour préparer la dite opinion par des «messages» pointant l’aménagement de Nantes Atlantique comme «la BONNE solution alternative jamais envisagée».

– Mettre en place une commission qui jettera le doute sans vraiment prendre partie (N.Hulot choisira les médiateurs).

– Annoncer l’abandon comme une victoire de la transparence, de l’écologie, de l’ordre.

– lâcher au concessionnaire des «garanties» pour éviter de dédommager celui-ci.

Le rachat de ADP par Vinci à des conditions avantageuses serait plausible.

 

La Présidence y gagne :

– affaiblissement du reste du parti EELV dont le fer de lance est NDDL.

– affaiblissement du premier parti d’opposition Mélenchon/France Insoumise.

– on pourra évacuer, en TOUTE légitimité, les éventuels «radicaux » qui voudraient rester et qui n’auraient plus aucune légitimité. La population applaudira en très forte majorité.

– démonstration de fermeté : ce gouvernement doit rompre avec le laxisme des précédents

– l’évacuation occultera en partie la décision de l’abandon.

 

Les pertes :

– la Présidence accusera un léger tassement provisoire de cote de popularité à l’annonce de l’abandon (rien de sûr).

– les régions Pays de la Loire et Bretagne resteront enclavées internationalement, des entreprises délocaliseront et ne s’installeront pas sur le bassin Nantais pour celles qui exportent notablement.

– l’aménagement de Nantes-Atlantique coûtera plus cher à l’Etat et le dossier sera repoussé pour un transfert dans les 20 années à venir.

– le traitement des nuisances sera coûteux car la dérogation des 13° pour éviter de survoler le centre-ville sera supprimée, pour les approches en 21 avec ILS (70.000 habitants impactés à terme).

 

 Il apparaît donc évident que l’abandon du projet représente la meilleure solution pour la Présidence.


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